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Écrit par Administrator   
Vendredi, 20 Mars 2009 07:36

Eclairage

 

Il y a deux points importants : la qualité et la quantité. Un mauvais éclairage puissant ou un bon éclairage trop faible ne donneront rien de bon, il faut faire le bon choix.

I. Qualité

Les différents éclairages que l'on peut mettre au dessus de nos bacs diffèrent par les différents rayons lumineux qu'ils envoient. Pour satisfaire pleinement les végétaux il faut qu'il y en ai de nombreux différents, on dit que le spectre est complet, comme un arc en ciel, et en particulier beaucoup de bleux et de rouges.

La plupart des tubes du commerce fournissent des bleus et des rouges, mais tous ne conviennent pas :

- il faut déjà éliminer les tubes dont la couleur n'est pas très esthétique. Elle se mesure en Kelvin : 6500 K est la couleur blanche solaire, 10000K blanc très froid, 4000K plutot jaunatre... L'idéal est situé de 6500 à 8000K pour les végétaux, car ça permet d'avoir une lumière équilibrée entre bleus et rouges, en principe...

- il faut préférer les tubes qui favorisent davantage les plantes ques les algues, qui font une photosynthèse légèrement différente. Un filtre anti-UV permettra de priver les algues de ces rayons dont elles raffolent. Un fort rayonnement dans les bleus ET dans les rouges, à intensité similaire, est optimal pour une utilisation optimale des systèmes photosynthétiques des plantes (effet d'exaltation dichromatique). De même tous les tubes ayant un déséquilibre du spectre (plus de bleu par exemple) sera favorable à un certain type d'algues qui apprécie cette couleur en particulier (dans ce cas le bleu, donc les algues brunes).
Il y a donc un compromis entre l'idéal pour les plantes et le moins favorable possible aux algues. On préferea donc les tubes à spectre très large sans trop de pics, sauf dans les bleux et rouges si c'est équilibré.

- la durée de vie doit aussi entrer en jeu, certains tubes bons marchés deviennent très vite médiocre, tandis que d'autres restent presque constant sur plus d'un an, il faut tester pour s'en rendre compte...

II. Intensité

C'est un point tout aussi important que le précédent sur lequel tout le monde est d'accord : la majorité des bacs ne sont pas assez éclairés. Les plantes apprécient fortement la lumière qui, si elle est de bonne qualité, doit aussi lui arriver intensément sur la surface foliaire, ce qui n'est pas toujours évident lorsqu'on a qu'un tube sur l'avant et une eau ambrée...

Il faut donc d'une part essayer d'avoir une eau la plus claire possible, et d'autre part répartir les tubes sur toute la surface du bac, pour que quelque soit leur position, les plantes puisse recevoir suffisamment de lumière.

Ensuite vient la question habituelle : quelle puissance ? Et là ça se corse, car un nombre considérable de facteurs entrent en jeu :

- le type d'éclairage : un tube fluo et une lampe HQI n'ont pas le même rendement, c'est à dire ne produisent pas autant de lumière pour une même puissance consommée. Une HQI de 75W éclaire davantage que 75W de tubes fluos... De même pour les tubes standards T8 et les nouveaux T5, plus lumineux...

- la hauteur du bac : plus il y a de distance entre la plante et l'éclairage, plus il y a de pertes de lumière. Et dès que l'on dépasse les 40cm de hauteur ce phénomène prend vite beaucoup d'importance.

- les plantes hébergées : une anubia n'a pas les mêmes besoin qu'une alternanthera...

Pour se faire un ordre d'idée une moyenne de 1W pour 2L à 1W/L en tubes fluos T8 permet d'héberger un grand éventail de plantes dans de bonnes conditions. Plus il y a de lumière mieux c'est, mais une forte intensité va augmenter le développement des algues, il faut donc s'adapter au bac, comme toujours...

III. Durée

Ce point là est moins important que le précédent car selon les bacs on passe de 8h à 14h, avec ou sans coupures et ça marche quand même bien. Mais toujours par souci d'économie, voici un petit truc qui permettra un éclairage modéré et ne favorisant que peu la croissance des algues :

- se fixer une durée d'environ 11-12h d'éclairage par jour, voir un peu moins, assurant un minimum de lumière (on choisira environ 1W/2L qui seront suffisant en absence de CO2).

- créer, avec un programmateur, une coupure de 2 à 3h en milieu de cycle, de manière à priver les algues de la précieuse lumière tandis que les plantes continueront leur croissance avec les réserves issues de la production de la matinée

On a donc des journés d'environ 14h pour les plantes, et seulement 11-12 pour les algues, qui par ailleurs n'apprécient pas une telle privation de lumière en pleine journée. On utilise là encore les grandes capacités d'adaptation des végétaux pluricellulaires au détriment de algues nettement plus isolées et moins organisées.

J'ai développé ici de très nombreux points qui, outre la coupure de 3h en milieu de journée, n'ont rien de particulier à ma méthode. Mais je pense que la lumière est un facteur essentiel, au moins aussi important que la fertilisation, qu'il convient de ne pas négliger. La lumière est la nourriture des plantes, ne les en privez pas !

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